Recherche
 
Vous êtes ici :   Accueil > Marche pour le climat à Saint Palais sur Mer
 
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la page...
Prévisualiser...  Imprimer...  Imprimer la section...
Calendrier

rss Cet article est disponible en format standard RSS pour publication sur votre site web :
http://www.natvert.fr/data/fr-articles.xml

MARCHE POUR LE CLIMAT À SAINT – PALAIS – sur – MER

Marche pour le climat

Des conditions climatiques favorables ce samedi 12 décembre ont entouré le rassemblement de 

près de 180 personnes à l’appel de 3 associations (Objectif Biodiversité - OBIOS, Nature en 

pays d’Arvert - NATVERT et Les Amis de Saint-Palais) pour débattre des impacts sur notre 

littoral du changement climatique déjà engagé. Délaissant volontairement les causes, les 

intervenants se sont intéressés aux conséquences sur 3 sites.

•       Plage de la Grande Côte à La Palmyre. Deux phénomènes sont liés à l’augmentation de la 

température induisant une élévation du niveau marin. Les submersions/inondations marines ou

fluvio-marines (estuaire) sont clairement identifiées et font l’objet dans chaque commune 

littorale de Plans de Prévention des Risques d’Inondations (P.P.R.I.). Les submersions 

entraînent l’inondation temporaire des parties basses (marais périurbains qu’il faut absolument 

préserver de l’urbanisation). L’élévation du niveau marin provoque aussi la remontée de la 

nappe phréatique et la pénétration de l’eau salée sur le continent, sous cette nappe. Il y a alors 

salinisation des sols mais aussi de l’eau de l’estuaire.

Marche pour le climat

Les phénomènes d’érosion sur cette côte sont aussi bien identifiés depuis près d’un siècle, dus 

à un déficit dans l’apport de sable. La part du changement climatique est ici difficile à apprécier 

mais dans tous les cas il est admis que les phénomènes actuels vont être amplifiés. 

Sur les plages, l’érosion entraîne la raréfaction voire la disparition d’habitats indispensables à 

des espèces caractéristiques de notre littoral. C’est particulièrement vrai en haut de plage où 

laisses et bois échoués disparaissent, plus rapidement encore suite à leur nettoyage mécanique.

•      Forêt des Combots d’Ansoine. Les boisements dunaires de la presqu’île d’Arvert sont 

composés de pins maritimes et de chênes verts qui sont des espèces bien adaptées à 

l’augmentation de température. Ces forêts devraient se maintenir à condition que la gestion 

forestière favorise un boisement diversifié en étages et en espèces qui tamponnent les effets de 

la sécheresse. Des recherches récentes mettent en évidence un décalage de plus en plus 

important entre la mise bas chez les chevreuils et la reprise de la végétation printanière. Ce 

décalage dû à l’influence du climat sur les différents stades de la vie des plantes provoque une 

mortalité des jeunes.

Marche pour le climat

•      Estuaire de la Gironde. L’augmentation de température due aux gaz à effet de serre a eu une 

incidence sur l’océan dont la température des eaux superficielle a augmenté d’environ 1°C dans 

le Golfe de Gascogne entre 1880 et 2000. Les impacts déjà perceptibles sont nombreux comme 

la remontée des poissons tropicaux (Saint-Pierre rosé, Saint-Pierre argenté...) et la raréfaction 

des poissons plats d’eaux froides (Limande, Plie...) dans le Golfe de Gascogne, le déclin 

d’espèces eaux salées/eaux douces comme l’Éperlan et le développement d’une nouvelle espèce 

de plancton dans l’estuaire de la Gironde.

Sur les estrans rocheux, les espèces à affinité d’eaux froides (Fucus, Patelle commune...) 

régressent tandis que d’autres espèces à affinité d’eaux chaudes progressent. Des études menées 

par OBIOS montrent que certaines espèces d’algues comme la Pelvétie ont déjà disparu de 

l’estuaire de la Gironde.

Marche pour le climat

L’absorption de CO2 par l’eau entraîne son acidification mettant en danger de nombreux 

organismes qui ont des squelettes ou des coquilles calcaires comme les Moules chez lesquelles 

les mécanismes de calcification diminueraient de 25% d’ici 2000. C’est peut-être pour ces

raisons que les moulières sauvages ont fortement régressé ces trente dernières années dans 

Tous ces changements auront des conséquences sur les écosystèmes vivants auxquels nous 

appartenons. À nous d’en prendre bien conscience mais aussi d’agir sur nos élus aujourd’hui 

au courant des problèmes ou qui devraient l’être. Ce sont eux qui, en appliquant les 

réglementations, ou en y contrevenant, gèrent notre environnement !

Julie Vollette - OBIOS JM Thirion OBIOS-Natvert


Date de création : 27/12/2015 17:50
Dernière modification : 27/12/2015 17:50
Catégorie : Ca nous concerne - Réchauffement Climatique
Page lue 3538 fois
  Suivant


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !