Les Hauts de Dirée

C’est Eric Bahuon, membre fondateur de Natvert et grand amoureux de la campagne Alvertonne qui nous guide ce samedi 2 avril 2022.

Le soleil est au rendez-vous, et malgré le vent froid, 14 personnes sont présentes pour découvrir les paysages des Hauts de Dirée, sur un parcours de 7 km.

Le départ a lieu au Fief de Besse, sur le chemin se trouvant au bord de la RD 268. Des prairies se succèdent, séparées par des haies, et nous longeons un ancien chenil au bord duquel pousse l’alliaire,dont les feuilles froissées dégagent une odeur d’ail.

Le paysage change, fait de boisements à dominance de feuillus, séparées par des prairies naturelles dans lesquelles se mélangent les couleurs avec le rouge de la petite oseille, le jaune des boutons d’or, le bleu délicat du lin, le blanc de la ‘dame de 11 heures’ ou ornithogale. Côté bois, 3 couleurs dominent : le blanc des fleurs de l’aubépine, du prunellier, du merisier, le vert tendre des feuilles nouvellement formées du chêne, de l’orme, du cornouiller, et le jaune des fleurs du genêt et de l’ajonc.

Après avoir traversé une prairie, nous nous retrouvons au bord du chenal de la Course, principal exutoire des marais doux de La Tremblade, et d’une partie de ceux des Mathes et d’Arvert, où l’écluse de Besse, permet avec celle du port de la Grève (à La Tremblade), de réguler la circulation de l’eau. Le fonctionnement de ces écluses se fait en concertation entre agriculteurs et ostréiculteurs.

La balade se poursuit en longeant le Centre équestre ‘Happy Club Ferme Equestre’, et en  passant entre les maisons du Fief de Matelit. Plus loin, au bord du chemin, le sol est tapissé de petites orchidées aux fleurs violettes ayant pour nom latin : Orchis morio.

Nous descendons ensuite vers le marais, à proximité du village de ‘Montravail’, en passant sous une voûte végétale formée par la ramure de grands chênes. Puis le chemin se retrouve entouré d’eau, avec une végétation qui change, composée d’aulnes, de frênes, de saules et d’iris pas encore fleuris.

Nous franchissons le chenal de la Course sur le petit pont en pierre des Cotards, et de l’autre côté, nous nous butons sur le grillage du ‘parc de chasse’ de Bouffard ! Quand pourrons-nous enfin accéder au chemin rural communal permettant de rejoindre la piste cyclable appelée : ‘Chemin de Royan’?

Nous suivons la Course dans la prairie la plus proche du pont, pour découvrir une mare dont une partie est recouverte de renoncules aquatiques. A proximité, une énigme : un arbre isolé portant sur le tronc des bouquets de grandes épines : le févier d’Amérique. Comment est-il arrivé là ?

Quelques oiseaux survolent le marais : héron cendré, cigogne, milan.

L’itinéraire de retour se fait sur un trajet différent, en parcourant les mêmes milieux, et en découvrant quelques vignes, vestiges d’une pratique agricole autrefois répandue sur le secteur.

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